«Chaque artiste crée ses précurseurs. Son travail modifie notre conception du passé autant que celle du futur». Jorge Luis Borges

mercredi 13 décembre 2017

L’autre Schumann.

Symphonie en fa mineur op.42
Ouverture sur un drame op.45
Ouverture La joie de vivre op.54
Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, James Feddeck
CPO :555110-2, enregistrements juin 2016.
Georg Schumann écrivit sa symphonie en fa mineur en 1905, dans une Allemagne où la musique était encore tonale. Le développement de l’atonalité était dans ses débuts. La Symphonie en fa dièse mineur op.42 est une œuvre d’une certaine envergure. Avec une durée de 48 minutes, elle reflète très bien le langage postromantique et chromatique de l’époque. Avec un orchestre touffu, elle est sans doute un des sommets du compositeur. Son langage s’inscrit parfaitement dans l’expression et l’univers d’un Mahler ou Richard Strauss, avec un équilibre disons plus brahmsien. L’art du développement continu de la mélodie avec une progression harmonique constante se reflète dans cette œuvre dont la facture est magistrale. Énorme poème musical, composé dans le style que Schoenberg a appelé celui de la variation développée, L’enregistrement se complète avec deux ouvertures, Sur un drame op. 45 (1906) et celle sur la Joie de vivre op.54 de 1911.
L’enregistrement de la DSO-Berlin, est absolument magnifique, démontrant qu’il s’agit d’un des plus grands orchestres du moment.

Philippe Adelfang, décembre 2017

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