
Cet homme était Sandor Végh.
Pour le mois d'octobre Phoenix nous propose un double cd avec les symphonies de Schubert, la 5è, 6è, 8è et 9è plus connu sous son nom de La Grande. Il s'agit en fait d'un enregistrement de Capriccio, que Phoenix reprend pour le commercialiser à bon prix.
Quelle occasion pour découvrir l'art de cet immense artiste, si on ne le connaît pas déjà.
C'est quoi la différence entre cette version et les autres? Et bien simplement vous aller être en mesure d'écouter comment un musicien de talent, arrive à imprimer à chaque phrase l'idée du beau. Ne laissant jamais échapper aucun détail. En faisant chanter l'orchestre jusqu'à la dernière note. Peut importe s'il s'agit de la mélodie principale, ou d'un accompagnement. Tout chez Végh a un seul objectif, la quête du beau.
Quant à la 8è et 9è c'est autre chose, ce sont des chez d'oeuvres, des coups de génies. La 8è par son intensité, évidement c'est Schubert qui parle, mais Beethoven a rédigé le discours.
La 9è, c'est l'envers c'est la symphonie que Beethoven aurait du orchestrer, si sa surdité ne l'avait tellement affecté. Tout le romantisme Allemand est là. Je dirait que c'est d'ici que commence le chemin symphonique qui nous mènera à Mahler. Dommage qu'après celle-ci, Schubert mourrait. Il aurait sûrement encore des choses à dire dans ce domaine.
Un petit coffret à ne pas rater, comme un petit diamant qu'on rencontre dans un coin de rue.
Phoenix PE437
Philippe Adelfang

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