«Chaque artiste crée ses précurseurs. Son travail modifie notre conception du passé autant que celle du futur». Jorge Luis Borges

samedi 19 mars 2011

Sonia Wieder-Atherton: "Vita" Monteverdi-Scelsi Naïve V5257


Violoncelliste, interprète d'un large répertoire reflétant son imaginaire, metteur en scène, musicienne recherchée par de nombreux compositeurs contemporains, Sonia Wieder-Artherton occupe une place à part dans le monde musical aujourd'hui. Elle joue en soliste avec l'Orchestre de Paris, l'Orchestre national de France, l'Orchestre national de Belgique, le Philharmonique de Liège, le Philharmonique d'Israël, l'Orchestre Gulbenkian de Lisbonne, l'Orchestre philharmonique du Luxembourg, l'Orchestre de la NDR de Hanovre...

« Je ressens, Monteverdi et Scelsi, comme des explorateurs des forces humaines. Chacun à sa manière essaie de toucher ce qui lie l'être humain au cosmos, à l'espace. Les impulsions créatrices, les émotions, comment tout cela s'exprime. Cette quête inlassable les pousse à faire exploser la notion d'époque, dont chacun d'eux sort avec fracas. C'est pour cela qu'ils peuvent raconter une vie, ensemble.» Sonia Wieder-Artherton.

Nouveau disque chez étiquette Naïve V5257 à partir du 22 mars au Canada.

vendredi 18 mars 2011

Julia Lezhneva / Rossini: opera arias Naïve V5221 à venir le 26 avril


Voici un avant-goût du premier CD solo sur étiquette Naïve de Julia Lezhneva avec l'orchestre Sinfonia Varsovia sous la direction de Marc Minkowski.
Gagnante des compétitions Mirjam Helin et le Concours d'Opéra de Paris, protégée de Dame Kiri Te Kanawa, la soprano Julia Lezhneva consacre son premier album à des airs de Gioachino Rossini.
Disponible à partir du 26 avril.
Naïve: V5221.

mercredi 2 mars 2011

Swiss Piano Quintets

Swiss Piano Quintets

Ensemble Il Trittico (Jan Schultsz, piano; Jonathan Allen et Anahit Kurtikyan, violons; David Greenless, alto; Daniel Pezzotti, violoncelle; Dariusz Mizera, contrebasse)

Divox CDX 20506

De belles découvertes à faire sur cette splendide parution de la maison Divox! Trois œuvres de deux compositeurs suisses sont au programme. Le morceau de résistance est sans contredit le Grand Quintuor (!) en la mineur, op. 107, de Joseph Joachim Raff (1822-1882). Raff est un compositeur éminemment romantique, auteur de quelques 300 partitions, la plupart méconnues et rarement jouées. À l’écoute de ce somptueux « quintuor », on ne peut que le regretter amèrement. Le premier mouvement révèle un caractère impétueux, mais empreint d’élégance, qui réussit à projeter l’impression d’une fougue intérieure savamment calibrée et contrôlée, et ce sans refroidir le potentiel émotif du matériel thématique. Raff possède un sens très sûr du développement mélodique et de la construction dramatique. Ce premier mouvement est à lui seul un mémorable morceau d’écriture musicale, envoûtant du début à la fin.

Le deuxième mouvement, un scherzo vif et allant, surprend par son caractère rafraîchissant et limpide, contrastant avec la tension plus touffue du premier. Cela a probablement à voir avec le choix de la tonalité, le do dièse mineur, inattendu après le la mineur du premier. À remarquer après le dévoilement vivifiant du motif piqué initial, le thème particulièrement empreint de tendresse, joué par les cordes, et radieusement ornementé par des cascades printanières au piano.

Le troisième mouvement, un andante quasi allegretto, présente une mélodie passionnée, brahmsienne, ample et charnue, véritable morceau d’ardeur émotive d’une grande profondeur. Un thème léger et affectueux apporte un joli contraste avant la conclusion du mouvement sur une note éthérée qui ne ramène jamais complètement l’intensité initiale du mouvement.

Le finale, un allegro brioso, patetico, débute par une exclamation brillante du piano, suivie par un thème de type rondo teinté de faux-folklorisme « à la hongroise ». Ce thème se veut robuste, mais l’écriture de Raff ne lui permet jamais de s’alourdir. La conclusion finale est pleine de confiance et témoigne de l’assurance du compositeur.

L’œuvre qui suit sur le disque est également de Raff. Il s’agit de la Fantaisie en sol mineur, op.207b, pour les mêmes effectifs que le quintette précédent. Encore une fois, le talent de mélodiste de Raff est impressionnant. Nous ne sommes manifestement pas en présence d’un compositeur de moindre envergure que Schumann ou Brahms à ce chapitre.

Hermann Goetz (1840-1876) n’eut pas le temps d’exploiter tout le talent qui était le sien, comme l’indiquent ses dates de naissance et de décès. À défaut d’y déceler la marque d’un génie oublié, on peut en revanche affirmer que le savoir-faire de Goetz était très élaboré et avancé. On décèle Brahms dans ce Quintette en do mineur, op.16 écrit pour un ensemble particulier, soit piano, violon, alto, violoncelle et contrebasse. L’ajout d’une basse accentue le drame inhérent à cette œuvre, témoin d’une personnalité musicale empreinte de profondeur et de tragédie. Malgré cette attirance pour le côté obscur de l’expression musicale et harmonique, Goetz manifeste dans son écriture une réelle aptitude pour le lyrisme et la construction mélodique. Il faut bien comprendre, cependant, toute la différence qui démarque ce quintette de celui de Raff qui précède. Alors que ce dernier est clairement flamboyant et extraverti, Goetz est plus typiquement germanique, exprimant ses émotions à travers le prisme d’une réflexion structurelle et conceptuelle plus rigoureuse. C’est une sorte de photographie fixée dans le temps, témoin du développement déjà prometteur d’un créateur plein de promesses, qui nous est offerte ici à travers cette superbe exécution signée par l’ensemble Il Trittico.

Divox: CDX-20506

Frédéric Cardin

mardi 1 mars 2011

Purcell: The Fairy Queen

Jonathan Kent, mise en scène
Paul Brown, décors
Mark Henderson, éclairages
Kim Brandstup, chorégraphie
Lucy Crowe, Carolyn Sampson, Ed Lyon, Andrew Foster-Williams, Sally Dexter, Joseph Millson, Desmond Barritt, distribution
Orchestra of the Age of Enlightenment
The Glyndebourne Chorus
William Christie, direction
Opus Arte OA BD7065 D

The Fairy Queen est peut-être un « semi-opéra », mais dans cette vibrante mise en scène de Jonathan Kent, il devient un divertissement total et absolu. La proposition de Kent et de ses acolytes aux décors et aux costumes est imaginative, pleine d’esprit et d’humour et ce sans sombrer dans la facilité. Concevoir la scène finale du Premier Acte comme une orgie de lapins libidineux sans être vulgaire ou grossier, cela tient du pur génie! On assiste ailleurs à l’ascension de monstres venant du sous-sol, ou à une descente des dieux du ciel avec force subterfuges mécaniques dignes d’un véritable théâtre baroque londonien.

La version utilisée pour cette représentation donnée au Glyndebourne Opera en 2009 est celle qui utilise le texte complet dans lequel Purcell insère une version récitée du Midsummer Night’s Dream de Shakespeare. Cette insertion rarement utilisée allonge substantiellement la durée de l’œuvre. Trop peut-être, du moins selon certaines critiques. Pour ma part, cette bonification est bienvenue puisqu’elle nous éclaire sur la volonté initiale du compositeur.

Les acteurs/chanteurs donnent vie à leurs personnages de façon convaincante. Certains le font mieux que d’autres par contre. Desmond Barritt, en particulier, démontre un sérieux talent scénique, en plus de posséder une magnifique basse profonde.

La direction de William Christie est impeccable, comme d’habitude. La sensibilité du chef permet à la partition de resplendir d’un éclat particulièrement vif dans les épisodes fougueux, mais aussi d’être empreinte d’une très profonde intensité émotive dans les parties dramatiques.

Opus Arte: OABD7065D

Frédéric Cardin

Sibelius: concerto pour violon et orchestre

Jean Sibelius (1865-1957)

Concerto pour violon et orchestre, en ré mineur, op. 47 (1903, révisé en 1905)

Le Barde, op 64 (1913, révisé en 1914)

La Nymphe des bois, op. 15 (1895)

Franz Peter Zimmermann, violon

Orchestre philharmonique d’Helsinki, John Storgards, chef

Ondine ODE 1147-2

Enregistrement : 2008-2010

Durée : 62 min. 57

Distribué au Canada par Naxos


La couverture du livret, deux moitiés de violon en feu, annonce bien ce que l’on va entendre, du moins pour ce qui est du concerto. Car c’était avec une passion fiévreuse que Sibelius s’était plongé dans la composition du seul concerto qu’il ait écrit de toute sa carrière. Les idées bouillonnaient tant dans sa tête que la genèse fut animée d’une ferveur qui ne passait pas inaperçue, si l’on en croit la lettre que sa femme adressa à un grand ami de la famille. Rappelons que le violon était son instrument de prédilection et que son talent musical précoce fut révélé grâce à celui-ci. Il avait l’ambition de devenir violoniste sinon de concert, du moins au sein d’un orchestre. Sûrement que son expérience de soliste dans des œuvres concertantes de Bériot, David, Vieuxtemps, lui ont rapporté des dividendes au moment d’écrire son propre concerto, l’un des plus souvent joués et enregistrés.

Par ailleurs, la rapide succession de succès remportés dans le domaine orchestral (dès 1892 avec Kullervo) l’ont amené à embrasser définitivement la composition. On peut donc dire que ce concerto a profité du meilleur des deux mondes, violonistique et symphonique.

Devant une œuvre si souvent interprétée, la concurrence est extrêmement vive. Même si je préfère, parmi les versions récentes que j’ai écoutées, les prestations de Hilary Hahn (DGG), de Lisa Batiashvili (Sony) et de Kavakos, celui-ci pour avoir enregistré les deux versions, originale et révisée (Bis), Zimmermann tire bien son épingle du jeu, démontre une technique solide, particulièrement dans le troisième mouvement qui semble mieux convenir à son jeu brillant.

Les deux poèmes symphoniques choisis pour compléter le programme est heureux puisqu’ils nous présentent Sibelius sous d’autres jours. On quitte le domaine de la virtuosité, tantôt pour l’étrange beauté symboliste avec Le Barde, tantôt pour la narration musicale d’une légende aux climats contrastants avec La Nymphe des bois.

Étrange beauté en effet chez l’un des plus courts poèmes symphoniques non cycliques de Sibelius (8 min.). Ainsi, dans Le Barde, des arpèges égrenés par-ci par-là par la harpe se font l’écho d’un univers mythique tandis que l’orchestre nous suggère sur un ton élégiaque le souvenir d’un monde désormais accessible que dans le rêve, trait caractéristique de l’esthétique symboliste. Vers la fin, une très courte section (Largamente) rompt la tranquillité onirique pour atteindre une brusque éclaircie majestueuse qui se dissout tout aussi rapidement. Harpe et orchestre nous ramènent alors dans l’immémoriale douceur. L’interprétation de l’orchestre est magnifique.

La Nymphe des bois, d’une durée nettement plus substantielle (24 min.), est sous-titrée « Ballade pour orchestre », genre que l’on doit rapprocher de la tradition littéraire germanique. L’œuvre est en quatre parties très bien découpées. Dans la première (Alla marcia), le héros va son chemin, sûr et fier de sa personne. Dans la seconde (Vivace assai / Molto vivace), des gnomes malfaisants lui tendent patiemment une embuscade dans la forêt. Le climat de tension progressivement élaboré prend l’allure d’un thriller soutenu. Marc Vignal, dans sa biographie sur le compositeur, nous dit de ce passage : « … un tour de force d’une originalité absolue, on a là du plus grand Sibelius. » Pour un instant, le héros se croit en mesure de se sortir du pétrin mais la nymphe lui apparaît. C’est alors que la troisième partie (Moderato) enchaîne avec une scène d’amour aux connotations sensuelles, une touche d’exotisme colorant pendant quelques mesures la séduction fatale pour le jeune homme. La quatrième partie (Molto lento) est une longue plainte d’une âme irrémédiablement prisonnière du joug d’une femme moralement cruelle, qui laisse périr sa victime dans une interminable désolation. J’ai rarement entendu une musique rendre si intensément le vertige du vide existentiel. Encore une fois, l’orchestre fait merveille.

Ainsi, ce disque propose un très bon portrait de l’univers sibélien. Quiconque veut se familiariser avec le personnage avant d’investir dans une intégrale, que seul le label Bis a entreprise sérieusement (il reste encore deux coffrets à paraître cette année d’une série de treize), sera bien servi avec cette version.

Guy Sauvé

Février 2011





Kuhnau – Albrici: Sopran Cantatas


Kuhnau – Albrici: Sopran Cantatas

Barbara Christina Steude, soprano

Concerto Con Voce

Jan Katzschke, direction



Quel malheur de s’appeler Johann Kuhnau! La postérité vous condamne à n’être retenu dans les livres d’histoire que comme prédécesseur d’un certain Johann Sebastian Bach à Saint-Thomas de Leipzig. Il faut alors compter sur des mélomanes du futur, prêts à fouiller les coins d’ombre de l’histoire, et celle, gigantesque, de cet immense JSB pour y découvrir des œuvres fort estimables, que le géant successeur lui-même, apparemment, appréciait grandement.

Les mélomanes-découvreurs chez CPO réussissent encore quelques miracles en illuminant de façon respectueuse et attentive ces cantates pour soprano d’un fils de menuisier devenu cantor de Leipzig en 1701. Les deux œuvres principales qui encadrent le programme de ce disque, Weicht ihr Sorgen aus dem Herzen et Und ob die Feinde, sont des cantates de maturité, celle correspondant à sa nomination comme cantor. Elles se distinguent du concert spirituel de la fin du 17e siècle en alternant de manière très découpée airs et récitatifs. Leur germanisme est indéniable, à la fois dans la rigueur harmonique et la retenue lyrique imposée au chant, ainsi que la logique du développement instrumental, plus préoccupé par le contrepoint que par l’effet émotif. Les autres pièces de Kuhnau présentes datent d’avant 1701 et trahissent une influence plus marquée de la musique italienne en vogue. Kuhnau se lia d’amitié avec Vincenzo Albrici, son aîné d’une génération, et bénéficia de ses conseils à ses débuts. Ce qui est particulièrement ironique puisque Kuhnau se fit connaître à l’époque pour avoir écrit un court roman satirique (il était aussi écrivain), Le Charlatan musical, qui dénonçait…. l’italianisme qui imprégnait la musique allemande!

Les courtes cantates en un mouvement Ach Gott, wie lässt du mich verstarren, In te Domine speravi et Bone Jesu, témoignent de cette influence (assumée ou séprouvée?) par la qualité dramatique des lignes vocales, extrêmement touchantes, voire poignantes.

Deux pièces dudit Albrici sont également au programme, soit Omnia quae fecit Deus et Mihi autem bonum est. Grâce, amplitude dramatique, puissance des affects, ces cantates miniatures sont de petits opéras sacrés dignes du meilleur de la sensibilité théâtrale italienne.

Barbara Christina Steude possède un soprano ample et flexible, Jan Katzschke dirige son Concerto con Voce de manière vive et limpide. Une autre très belle réussite de nos amis de CPO.

CPO: 777531-2

Frédéric Cardin

Jazz Nocturne – American Concertos of the Jazz Age

Gary Hammond, piano

Don Vappie, banjo, Tatiana Roitman, piano

Peter Mintun, piano

Michael Gurt, piano, Créole Serenaders

Hot Springs Music Festival Symphony Orchestra

Richard Rosenberg, direction


Le début du 20e siècle aux États-Unis fut propice aux explorations musicales combinant les couleurs particulières du jazz naissant ainsi que de la musique savante européenne. Bien qu’apparaissant plutôt naïves à nos oreilles actuelles, toutes les oeuvres en présence sur ce très sympathique disque sont empreintes d’un charme indéniable et franchement réjouissant.

La première pièce du disque est Yamekraw, A Negro Rhapsody, de James P. Johnson (1894-1955). Fortement tributaire de la Rhapsody in Blue de Gershwin (dont Johnson était un ami), elle fait appel sensiblement aux mêmes effectifs, le piano y jouant le rôle de guide amical nous invitant à parcourir avec lui l’univers musical enjoué et résolument optimiste de la jeunesse jazzistique de l’époque, vêtue de ses plus beaux habits de soirée. On a envie de découvrir d’autres pièces jazz-symphoniques du compositeur, telles que sa Harlem Symphony, sa Symphony in Brown et son Concerto Jazz A-mine. Parions que Naxos pourrait déjà être sur le coup!

Une Suite pour Banjo et Orchestre de Harry Reser (1896-1965) suit immédiatement. Les couleurs utilisées ici renvoient plutôt au folklore américain de type bluegrass (inévitabilité de l’instrument soliste!), mais avec des harmonies plus chromatiques, en particulier dans le premier mouvement, un morceau allant et énergique. Le deuxième mouvement dégage un je-ne-sais-quoi de pastoral bon-enfant, le banjo jouant une mélodie légère et guillerette sur fond d’accompagnement bienveillant des cordes, ce qui donne à l’ensemble un air de promenade dans un pré fleuri. Le troisième mouvement est une sorte de rondo allègre qui conclut avec beaucoup de brillance ce « concerto » de 11 minutes qui ne dit pas son nom. Le soliste Don Vappie convainc par son jeu techniquement impeccable, et une musicalité qui fait honneur à cet instrument trop souvent snobé par l’élite artistique. Il fait la preuve que le banjo est assurément un instrument bourré de ressources expressives!

Deux œuvres de la compositrice Dana Suesse (1909-1987) sont également au programme. D’abord, Jazz Nocturne, pour piano et orchestre, une courte pièce de quelques 4 minutes, résolument accessible et combinant agréablement une mélodie teintée de jazz au piano, et un accompagnement orchestral également somptueux qui aurait eu sa place dans un bal mondain et bourgeois du Nouvel An. Dans un autre ordre d’idée, le Concerto in Three Rhythms est une composition en trois mouvements, un pour chaque « rythme », et correspondant en fait à une structure de musique populaire en vogue à l’époque, soit le Fox-Trot (1er mouvement), le Blues (2e mouvement) et le Rag (3e mouvement). L’inspiration première, encore une fois, est manifestement la Rhapsody in Blue, mais on sent également un sens du coloris (dans le Fox-Trot) et un certain chromatisme harmonique (dans le Blues) qui démontre une familiarité de la compositrice avec l’écriture de Duke Ellington.

Au milieu de ce répertoire nous trouvons, à juste titre, la Rhapsody in Blue, la vraie, dans une version non-abrégée du manuscrit original pour jazz band et orchestre.

Les solistes ainsi que l’orchestre dirigés brillamment par Richard Rosenberg offrent des performances radieuses d’un répertoire trop méconnu. Un disque indispensable pour bien nourrir notre «joie-de-vivre» interne.

Naxos:8559647

Frédéric Cardin